Fizahan-teny

Ohabolana : ondry

Ohabolana 1Adala nomen-tanan' ondry: na hosoloana hofany aza tsy mety. [Rajemisa 1985 #21]
Zaza nomen-tanan' ondry ka na soloana hofany aza tsy mety. [Rinara 1974]
Zaza nomen-tanan’ ondry: raha soloan-kofany aza tsy mety. [Veyrières 1913 #1553, Cousins 1885 #3780]
Fanazavana malagasyEnti-milaza ireo miraikitra amin' ny tiany na ny heviny ka tsy azo ahodin-doha na zavatra tsara sy marina aza no atolotra azy. [Rajemisa 1985 #21]
Dikanteny frantsayEnfant auquel on a donné une patte de mouton : si on lui donne la queue à la place de la patte, il ne veut pas. [Veyrières 1913 #1553]
Fanazavana frantsayL' enfant ne connaît pas ses intérêts, mais cherche ce qui l' amuse : la queue vaut mieux que la patte. Sens plus général : préférer une chose insignifiante à une autre qui a de la valeur. [Veyrières 1913 #1553]

Ohabolana 2Akaro, aidino, ohatra ny ondrin' ilay sarotra. [Houlder 1895, Rinara 1974]
Akaro, aidino : toy ny andry ondrin’ ilay sarotra. [Cousins 1885 #37, Veyrières 1913]
Dikanteny frantsayFaire monter et faire descendre sans cesse, comme fait un berger gourmand avec ses moutons. [Houlder 1895]
Faites monter, faites descendre : c' est comme le gourmand soupçonneux qui garde ses moutons. [Veyrières 1913 #743]
Fanazavana frantsayBoutade dite par les inférieurs contre les chefs qui, suivant leurs intérêts, donnent des ordres et des contre-ordres. Le proverbe est emprunté à une légende : un gourmand, craignant que sa femme ne mangeât seule les bons morceaux pendant qu'il était aux champs à garder ses moutons, trouva quelque prétexte de les ramener avant l' heure à la maison, afin de surprendre sa femme ; mais il ne vit rien et repartit pour les champs avec ses moutons ; il fit à plusieurs reprises ce manège dans la journée. [Veyrières 1913 #743]
Il monte avec eux au village - voir si le repas est prêt - puis les fait redescendre aux champs. [Houlder 1895]

Ohabolana 3Aleo mahia ondry andrasana, toy izay mahia olom-pehezina. [Cousins 1885 #94, Nicol 1935 #250]
Dikanteny frantsayMieux vaut garder des brebis maigres que d’avoir à son service des hommes décharnés. [Nicol 1935 #250]

Ohabolana 4Amboadia mitafy hodi-janak' ondry : ny tenany no takona, fa ny toetrany tsy miova. [Rinara 1974 #160]

Ohabolana 5Amboa homana ondry, ka ny aina no manefa. [Veyrières 1913 #4268]
Amboa homana ondry, ka ny fo no manefa. [Rajemisa 1985 #62, Abinal 1888]
Amboa homan' ondry, ka ny aina no manefa. [Rinara 1974 #161]
Amboa nangalatra ondry, ka ny fo no manefa. [Houlder 1895]
Amboa nangalatra ondry: ny fo no manefa. [Veyrières 1913 #4268, Cousins 1885 #126]
Fanazavana malagasyEnti-milaza ny mpangalatra izay tsy maintsy manonitra arakaraka ny zavatra nangalariny. [Rajemisa 1985 #62]
Dikanteny frantsayChien qui est pris, mangeant une brebis, la paie de sa vie. [Veyrières 1913 #4268]
Un chien qui a volé un mouton, il le paiera de sa vie. [Houlder 1895]
Un chien qui est pris, mangeant une brebis, la paie de sa vie. [Abinal 1888]
Fanazavana frantsayQuand un voleur est pris sur le fait, il est mis à mort. [Abinal 1888]
S' appliquait à celui qui s' était rendu coupable d' un crime entraînant la peine de mort. [Houlder 1895]
Se disait des voleurs pris en flagrant délit de vol, entraînant la peine capitale ; ils étaient mis à mort sans autre forme de procès. [Veyrières 1913 #4268]

Ohabolana 6Anantsinahy sy hen' ondry ka tafaray samy kafiry. [Rinara 1974 #199]
Anantsinahy sy hen' ondry mahia : tafaray samy kafiry. [Cousins 1885]

Ohabolana 7Andevolahy nifahana ondry : tafahaona samy main-dranjo. [Veyrières 1913 #529, Cousins 1885 #192]
Dikanteny frantsayEsclave qui a mangé du mouton : c' est la rencontre de deux êtres qui ont les jambes maigres. [Veyrières 1913 #529]
Fanazavana frantsayCe proverbe disait le sort misérable des esclaves. [Veyrières 1913 #529]

Ohabolana 8Andevolahy nifahana ondry : voky ny tonony ihany, ka tsy misy hasiana ny nahandrony. [Veyrières 1913 #530, Cousins 1885]
Dikanteny frantsayEsclave qui a mangé du mouton : repu par les grillades de viande, il n' a plus de place dans son ventre pour ce qui cuit dans la marmite. [Veyrières 1913 #530]
Fanazavana frantsaySe disait de ceux qui étaient trop pressés de manger. [Veyrières 1913 #530]

Ohabolana 9Andriandahin' i Malaza : miantsena, lanjaina ; nony mody, milanja ondry. [Veyrières 1913 #470, Cousins 1885]
Dikanteny frantsaySeigneur de Malaza : quand il va au marché, il est porté en palanquin ; quand il revient du marché, il porte un mouton sur ses épaules. [Veyrières 1913 #470]
Fanazavana frantsayAllusion à un seigneur riche, mais original et de peu de tenue ; se disait en guise de moquerie. [Veyrières 1913 #470]

Ohabolana 10Andry ondrin' Ikotokely, ka ny maty no ananam-be. [Rinara 1974 #250]
Ikotokely miandry ondry ka ny maty no ananam-be. [Rinara 1974 #1394]
Ikotokely miandry ondry, ka ny maty no ananany. [Houlder 1895 #1445, Veyrières 1913 #554]
Ikotokely miandry ondry: ny maty no ananany. [Cousins 1885 #1109]
Dikanteny frantsayIkotokely est gardien de brebis : quand une brebis meurt, c' est alors qu' il a une grande part. [Veyrières 1913 #554]
Le petit gamin gardant des moutons: c' est de ceux qui ont péri seulement qu' il lui revient quelque chose. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayIl n' a encore aucun salaire, mais lorsqu' un animal périt par accident, il attrape un morceau de viande. [Houlder 1895]
Se disait des esclaves appartenant à des maîtres exigeants et cruels ; ils se réjouissaient des pertes de leurs maîtres, car ils pouvaient manger les bêtes qui mouraient ; on appliquait ce proverbe à tous ceux qui profitaient des pertes des autres. [Veyrières 1913 #554]

Ohabolana 11Angolain' ny fitia rafozana, ka ondry velona no hosoram-panasina. [Houlder 1895 #1840]
Angolangolain’ ny fitia rafozana, ka ondry velona no hosoram-panasina. [Veyrières 1913 #1436, Rinara 1974 #264, Cousins 1885 #235]
Dikanteny frantsayPoussé par l' amour de ses beaux-parents on sale un mouton vivant. [Veyrières 1913 #1436]
Pris d' une affection bizarre pour ses beaux-parents, il met au sel un mouton tout vivant. [Houlder 1895 #1840]
Fanazavana frantsaySe disait de ceux qui faisaient des choses extraordinaires pour plaire à leurs beaux-parents. [Veyrières 1913 #1436]

Ohabolana 12Avy alina toa hen' ondry. [Cousins 1885, Rinara 1974]
Avy hariva toa hen' ondry. [Rinara 1974]

Ohabolana 13Aza atao an-kambo ny hitsak' ondry, fa maharary. [Houlder 1895 #1350, Veyrières 1913 #2688]
Dikanteny frantsayNe traitez pas de petite chose qu' un mouton me marche sur le pied, cela fait mal. [Veyrières 1913 #2688]
Quand un mouton me marche sur les pieds, ne dites pas que ce n' est rien, car ça fait mal quand même. [Houlder 1895 #1350]

Ohabolana 14Aza atositosika ny ondry botry, fa tsy fantatra izay hanao kambana. [Rinara 1974 #433, Rajemisa 1985]
Aza atositosika ny ondry botry, fa tsy hita izay ho fara harena. [Veyrières 1913 #2689]
Fanazavana malagasyAoka tsy hanao tsinontsinona ny kely sy ny madinika fa mety ho izy ireny aza no hahitan-tsoa. [Rajemisa 1985]
Aoka tsy hatao tsinontsinona ny olona na zavatra heverina ho kely na madinika, fa mety ho ireny no hahitan-tsoa. [Rajemisa 1985]
Entimilaza fa tsy tokony hatao tsinontsinona ireo jerena toa kelikely na mavomavo fa mety ho izy ireny no hahavita zavatra. [Rajemisa 1985]
Dikanteny frantsayNe repoussez pas les brebis chétives, car vous ne savez pas en définitive quel sera votre dernier bien et ce que vous aurez pour dernière ressource. [Veyrières 1913 #2689]
Fanazavana frantsaySe disait des vicissitudes de la vie et de l'inconstance de la fortune. [Veyrières 1913 #2689]

Ohabolana 15Aza dia miolika hoatry ny tsinain' ondry ; fa aoka mba ho tsotra hoatry ny tsinaim--balala. [Veyrières 1913 #4974]
Aza dia miolika loatra ohatry ny tsinain' ondry, fa ataovy tsotra toy ny tsinaim--balala. [Rinara 1974 #442]
Aza dia miolika ohatra ny tsinain’ ondry ; fa aoka mba ho tsotra ohatra ny tsinaim--balala. [Cousins 1885]
Dikanteny frantsayNe soyez pas sinueux comme les boyaux du mouton mais simple comme les intestins de la sauterelle. [Veyrières 1913 #4974]

Ohabolana 16Aza maika tsy faingana toa dian' ondry. [Rinara 1974 #465, Cousins 1885 #394]
Maika tsy faingana toa dian' ondry. [Rajemisa 1985 #197, Rajemisa 1985 #559, Veyrières 1913 #6168, Rinara 1974 #128]
Maika tsy faingana, toy manao dian’ ondry. [Cousins 1885 #1436]
Maika tsy faingana toy ny dian' ondry. [Houlder 1895 #1237, Cousins 1885 #1436]
Nahoana no mihazakazaka tratry ny miadana sy maika tsy faingana toa dian' ondry ? [Rinara 1974 #181]
Fanazavana malagasyDodona nefa tsy lasa lavitra akory. [Rajemisa 1985 #559]
Enti-milaza olona miseho ho dodona erý nefa tsy hita izay afany. [Rajemisa 1985 #197]
Dikanteny frantsayÊtre pressé mais ne pas aller vite, comme des moutons en marche. [Houlder 1895]
Faire comme les moutons qui vont lentement tout en se pressant. [Veyrières 1913 #6168]
Fanazavana frantsayPlus on se presse, moins on avance, parce qu' on fait mal les choses. [Veyrières 1913 #6168]

Ohabolana 17Aza manao fahamanin-dreniondry : ao alatrano no mibarareoka. [Veyrières 1913 #1270]
Aza manao fahamanin-dreniondry: ao alatrano vao mibarareoka. [Cousins 1885 #427]
Dikanteny frantsayNe regrettez pas à la façon de la brebis : c' est quand elle est hors de la maison qu' elle commence à bêler. [Veyrières 1913 #1270]
Fanazavana frantsaySe disait des femmes répudiées ; et aussi de tout ce arrive trop tard. [Veyrières 1913 #1270]

Ohabolana 18Aza manao fandosi-dreni-ondry, ka tratran' ny alika eo am-pibahanana. [Houlder 1895 #945]
Aza manao fandosin-dreniondry, fa tratran' ny alika eo am-pibahanana. [Veyrières 1913 #5749]
Dikanteny frantsayNe faites pas comme une brebis qui s' est enfuie, et qui se laisse ensuite attraper par le chien au moment où elle regarde autour d' elle avec les jambes écartées. [Houlder 1895]
Ne faites pas comme une brebis qui s' est enfuie et qui se laisse prendre par le chien au moment où elle regarde, les jambes écartées. [Veyrières 1913]

Ohabolana 19Aza manao halatra ondrin' Imahakà : raha misy mahita, hizahako ny havesany, nony tsy misy mahita dia lasany tokoa. [Rinara 1974]
Aza manao halatr' ondrin' Imahakà: ka mody mizaha ny havesany. [Houlder 1895]
Aza manao halatr’ ondrin’ Imahakà : mody manao hoe: "Hizahako izay havesany". [Cousins 1885]
Halatra ondrin' Imahakà : raha tsy misy mahita dia lasana, fa raha tran' ny olona dia hitsapako ny havesany. [Rinara 1974 #1253]
Halatr’ ondrin’ Imahaka : raha hitan’ olona dia hoe : Mba hizahako ny havesany ; fa nony tsy misy mahita, dia ngoahana. [Cousins 1885 #1014]
Dikanteny frantsayNe volez pas des moutons à la façon d' Imahakà, lequel (en soulevant un mouton pour l' emporter) prétendait seulement le soupeser. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayImahakà est, avec son compère Ikotofetsy, un fripon fameux des contes malgaches. [Houlder 1895]

Ohabolana 20Aza manao tokin-dreniondry: enjehin’ alika vao mibahana. [Veyrières 1913 #6216, Cousins 1885 #518]
Aza manao tokin-dreniondry, ka enjehin' alika vao mibahana. [Rinara 1974 #591]
Dikanteny frantsayN' ayez pas la confiance de la brebis : c' est lorsque le chien la poursuit quelle commence à écarter les jambes et à se mettre en position. [Veyrières 1913 #6216]
Fanazavana frantsayIl faut s' y prendre à l' avance. [Veyrières 1913 #6216]

Ohabolana 21Aza mikofokofoka, toy ny ondry teraka alina. [Cousins 1885 #623]

Ohabolana 22Aza miovaova: ka anio ho ondry bobo, ary rahampitso ho mena loha. [Houlder 1895]
Dikanteny frantsayNe soyez pas changeant: aujourd' hui un mouton à tête blanche et demain un mouton à tête rouge. [Houlder 1895]

Ohabolana 23Aza mitotototo toy ny ondry terak' alina. [Rinara 1974 #804]

Ohabolana 24Dedaka maty ondry, nefa tsy manome rafozana. [Veyrières 1913 #1441, Rinara 1974 #971, Cousins 1885 #829]
Dikanteny frantsayFanfaron qui se vante d' avoir une brebis morte, et il ne donne pas de la viande de cette brebis à ses beaux-parents. [Veyrières 1913 #1441]
Fanazavana frantsayIl n'a qu' à garder le silence s' il ne veut pas donner. [Veyrières 1913 #1441]

Ohabolana 25Hafahafa ohatra ny adin' ondrilahy : akorain-tsy mifampilanja, avela ihany mifamaky loha. [Rinara 1974]
Hafahafa, ohatra ny adin’ ondrilahy: hihorehana, tsy misy milanja; avela ihany, mifamaky loha. [Cousins 1885]
Mahasalasala ohatra ny adin' ondrilahy: akorain-tsy mifampilanja; avela ihany, mifamaky loha. [Houlder 1895]
Mahasalasala toa adin' ondrilahy : akorain-tsy mifampilanja, avela mifamaky loha. [Rinara 1974 #1864]
Dikanteny frantsayRendre perplexe, comme un combat de béliers: on les excite, ils ne bougent pas (litt. ne se soulèvent pas l' un l' autre); on les laisse tranquilles, ils se brisent la tête. [Houlder 1895]

Ohabolana 26Handrin' ondry sy handrin' osy. [Veyrières 1913 #842, Houlder 1895]
Dikanteny frantsayFront de mouton et front de chèvre, c' est bien différent. [Veyrières 1913 #842]
Un front de mouton et un front de chèvre. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayChacun a sa destinée ; se disait aussi de deux choses différentes. [Veyrières 1913 #842]
Il y a quelque différence. [Houlder 1895]

Ohabolana 27Hen’ ondry nialan-kodiny : taolana no sisa. [Cousins 1885 #1049]

Ohabolana 28Hividy ondry hanahirana, nefa ny akoho mody ho azy. [Rinara 1974 #1352, Cousins 1885 #1081]

Ohabolana 29Hoatry ny ondrilahy maro am-pisoko. [Veyrières 1913 #3469]
Dikanteny frantsayC' est comme plusieurs béliers dans le parc. [Veyrières 1913 #3469]
Fanazavana frantsayIls ne s' entendent pas et se battent ; ce proverbe se disait des sens qui ne s'entendent pas. [Veyrières 1913 #3469]

Ohabolana 30Ikotokely miandry ondry. [Veyrières 1913]
Dikanteny frantsayC' est comme Ikotokely qui garde les brebis : il n' en est pas le maître. [Veyrières 1913 #3402]
Fanazavana frantsayL'intendant et le gardien ont le soin d' une chose, mais n'en sont pas les maîtres. [Veyrières 1913 #3402]

Ohabolana 31Ikotokely miandry ondry : raha tsaratsara ny sakafo, dia sady maka kitay no miandry ondry, fa raha ratsiratsy ny sakafo, ny ondry aza ahina ho very. [Rinara 1974 #1395]
Ikotokely miandry ondry : raha tsaratsara sakafo, dia sady maka kitay no miandry ondry ; ary raha ratsiratsy sakafo, ny ondry aza no ahina ho very. [Veyrières 1913 #555, Cousins 1885 #1110]
Dikanteny frantsayIkotokely est gardien de brebis : si on lui donne un bon repas, non seulement il garde les brebis, mais il ramasse la provision de paille à brûler ; mais quand il mange mal, il ne peut même pas garder les brebis. [Veyrières 1913 #555]
Fanazavana frantsaySe disait des maîtres avares et cruels qui donnaient à leurs esclaves une nourriture insuffisante ; sens général : pour bien travailler, il faut être bien traité. [Veyrières 1913 #555]

Ohabolana 32Izay tsy ampy ketsa, mivezivezy, izay very ondry manara-morona. [Rinara 1974 #1520]
Ny tsy ampy ketsa mivezivezy; ny very ondry manara-morona ; ny tsy an-trano vady miherikerika. [Veyrières 1913 #5817, Rinara 1974 #3345, Cousins 1885 #2518]
Dikanteny frantsayCelui qui n' a pas assez de plants de riz pour sa rizière, erre de tout côté ; celui qui a perdu une brebis, suit les bords de la rivière ; celui dont la femme n' est pas à la maison, tourne la tête de tout côté. [Veyrières 1913 #5817]
Fanazavana frantsaySe disait des gens préoccupés, des âmes en peine. [Veyrières 1913 #5817]

Ohabolana 33Katro-doha anjaran' ny ondry, kaikitra fanaon' ny alika, teny soa fanaon' ny hendry. [Rinara 1974 #108]

Ohabolana 34Lany tetika toa ondry bada. [Rinara 1974 #1744]
Lany tetika toa ondry momba. [Houlder 1895 #1862, Veyrières 1913 #916]
Dikanteny frantsayN' avoir aucun descendant comme une brebis stérile. [Veyrières 1913 #916, Houlder 1895]

Ohabolana 35Leon-kofak' ondry, fa tsy te-hiheri-java-misavily. [Rinara 1974 #1787]
Leon-kofakondry, ka tsy te-hiheri-java-misavily. [Cousins 1885 #1366]
Rafotsibe leon-kofak' ondry : tsy te-hijery zava-misavily. [Rinara 1974 #3503]

Ohabolana 36Mamoaka omby zato, miandry omby arivo, ka ny mania no betsaka. [Rinara 1974 #1952]
Mamoaka omby zato, miandry omby arivo, ka tsy ilaozan’ izay hafa soratra. [Veyrières 1913 #2201, Cousins 1885]
Mamoaka omby zato, miandry omby arivo : ny mania no be noho ny tonga ; mitari-drano an-kilahila : ny mitobaka no be noho ny mizotra. [Veyrières 1913 #3349, Cousins 1885 #1478]
Mamoaka omby zato, miandry ondry arivo: ny mania no be noho ny tonga. [Houlder 1895 #1206]
Miandry ondry zato, miambina omby arivo, ka tsy ilaozan' izay mania. [Houlder 1895 #149, Veyrières 1913 #1656]
Miandry ondry zato, miandry omby arivo, ka tsy ilazaon' izay hania. [Rinara 1974 #146]
Dikanteny frantsayConduire cent bœufs, faire paître mille moutons: ceux qui errent à droite et à gauche sont plus nombreux que ceux qui arrivent tout droit. [Houlder 1895]
Garder cent moutons, faire paître mille boeufs, il y en a toujours qui s' égarent. [Veyrières 1913 #1656]
Quand on fait sortir du parc cent boeufs, quand on fait paître mille boeufs, dans un tel nombre il ne manquera pas de boeufs de couleurs diverses. [Veyrières 1913]
Quand on fait sortir du parc cent boeufs, quand on garde mille boeufs, ceux qui s' égarent sont plus nombreux que ceux qui rentrent; quand on canalise l' eau pour la conduire sur le versant d' une colline, il s' en perd plus qu' il n' en arrive par la conduite. [Veyrières 1913]
Quand on garde cent moutons et qu' on fait paître mille bœufs, il y en a toujours qui s' égarent. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayCe proverbe se disait de la variété qui est inévitable ; autre sens : il est impossible qu' il n'y ait pas des méchants. [Veyrières 1913 #2201]
Ce proverbe s' emploie en parlant d' un travail ou d' une affaire difficiles. [Houlder 1895]
Se disait des biens qui se perdent en route, dans un procès, ou autrement. [Veyrières 1913 #3349]

Ohabolana 37Manao ny ondry tsy mba ho harena, ka misoron' ondry velona. [Rinara 1974 #133]

Ohabolana 38Manao ondry tsy harena, ka misorona ondry boka. [Houlder 1895 #82, Cousins 1885 #1553]
Misorona ny ondry tsy volony, ka mankaloza ny aretina. [Cousins 1885 #1839]
Misorona ondry boka. [Veyrières 1913 #5455]
Misorona ondry tsy volony, ka mankaloza ny aretina. [Houlder 1895 #83, Rinara 1974 #2417, Rajemisa 1985]
Fanazavana malagasyEnti-milaza fa zava-dratsy, fihomboan' aretina no mety ho azo raha tsy mahay mivavaka, raha zavatra ratsy no atao sorona. [Rajemisa 1985]
Dikanteny frantsayConsidérer un mouton comme de peu de valeur et en offrir un qui est lépreux en sacrifice. [Houlder 1895]
Offrir en sacrifice un mouton lépreux pour remercier les Vazimba, de la guérison. [Veyrières 1913]
Offrir en sacrifice un mouton qui ne vaut pas grand' chose, c' est aggraver la maladie. [Houlder 1895 #83]
Fanazavana frantsayC' est de l'ingratitude, et les Vazimba se vengeront. [Veyrières 1913]

Ohabolana 39Manao toy ny alahelon--dreniondry : efa any alatrano vao mibarareoka. [Veyrières 1913 #2614]
Dikanteny frantsayC' est comme le chagrin de la brebis : elle ne commence à bêler que lorsqu' elle est dehors. [Veyrières 1913 #2614]
Fanazavana frantsaySe disait de ce qui arrive en retard, par exemple les larmes des pleureuses après que les funérailles sont terminées, les femmes répudiées qui regrettent trop tard. [Veyrières 1913 #2614]

Ohabolana 40Mipapapapa ohatra ny ondry teraka alina. [Rinara 1974]

Ohabolana 41Mitan-droa hoatry ny omby kambana : velona, ambin-karena ; maty, ambin-kanina. [Veyrières 1913 #2213]
Mitan-droa ohatra ny omby kambana : velona ambin-karena, maty ambin-kanina. [Cousins 1885, Rinara 1974]
Ondry manao kambana : velona ambin-karena, maty ambin-kanina. [Rinara 1974 #3462]
Dikanteny frantsayDouble bien comme une vache qui a mis bas deux veaux en même temps : s' ils vivent c' est un surcroît de fortune ; s' ils meurent c' est un surcroît de nourriture. [Veyrières 1913 #2213]
Fanazavana frantsaySe disait d' une bonne aubaine. [Veyrières 1913 #2213]

Ohabolana 42Mivadika imaso toa tandrok' osy. [Rinara 1974 #2512]
Mivadika imaso, toy ny tandrok’ ondry. [Houlder 1895 #496, Cousins 1885 #1913]
Dikanteny frantsaySe retourner en face comme les cornes d' un bélier. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayManquer impudemment à sa parole. [Houlder 1895]

Ohabolana 43Monamonain-kofak’ ondry, ka tsy tia zava-misavily. [Houlder 1895 #1131, Rinara 1974 #2557, Cousins 1885]
Dikanteny frantsayAvoir trop mangé de queue de mouton, et ne plus aimer ce qui remue. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayChat échaudé craint l' eau froide. [Houlder 1895]

Ohabolana 44Ny hofak' ondry no soa misavily, fa ny teny tsy mba soa misavily. [Houlder 1895]
Dikanteny frantsayLa queue des moutons est bonne à être balancée, mais non les paroles (disputes). [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayIl vaudrait mieux quelles soient en repos;. [Houlder 1895]

Ohabolana 45Ny nenina tsy aloha hananatra, fa aoriana handatsa. [Veyrières 1913 #6428]
Ny nenina tsy eo aloha hojerena, fa aoriana handatsa. [Rinara 1974 #3169]
Ny nenina tsy mba aloha hananatra fa avy aoriana handatsa. [Rajemisa 1985]
Ny nenina tsy mba mipetraka hatao mbay lalana, tsy mitsidika hatao mandrosoa, tsy aloha hananatra, fa aoriana handatsa. [Veyrières 1913 #6429]
Ny nenina tsy mba roahina eo aloha, tahaka ny ondry ; fa avy manaraka, tahaka ny alika. [Cousins 1885 #2362, Rajemisa 1985]
Ny nenina tsy mba roahina eo aloha, tahaky ny ondry ; fa avy manaraka tahaka ny alika. [Nicol 1935 #454]
Ny nenina tsy mba roahina eo aloha tahaky ny ondry, fa avy manaraka tahaky ny alika. [Veyrières 1913]
Ny nenina tsy mipetraka hatao "Mbay làlana" , ary tsy mitsidika hatao "Mandrosoa" , fa aoriana vao mandatsa. [Houlder 1895]
Toy ny nenina : tsy mitsidika hatao mandrosoa, tsy mipetraka atao mbay lalana, fa aoriana vao avy mandatsa. [Rinara 1974]
Dikanteny frantsayLe regret n' est pas assis pour qu' on lui dise: "Laissez-moi passer" , et il ne frappe pas à votre porte pour qu' on lui dise: "Entrez" , mais ce n' est qu' après qu' il' vous insulte. [Houlder 1895]
Le regret ne vous précède pas, comme font les brebis, il vous suit comme font les chiens. [Nicol 1935 #454]
Le remords ne marche pas en avant comme les brebis qu' on pousse devant soi, il suit comme les chiens. [Veyrières 1913 #6430]
Le remords n' est pas comme quelqu' un d' assis à qui on demande la permission de passer, ce n' est pas quelqu' un qui fait visite et à qui on dit d' entrer : il ne vient pas avant l' acte pour avertir, mais après pour reprocher. [Veyrières 1913 #6429]
Le remords n' est point un conseiller prévenant, mais un critique de ce qui a été fait. [Veyrières 1913 #6428]
Fanazavana frantsayC. à. d. il arrive à votre insu et en ennemi. [Houlder 1895]
Il ne vient qu' après l' action. [Veyrières 1913 #6430]

Ohabolana 46Ny nenina tsy ondry roahina fa amboa manjohy lalana. [Rinara 1974]

Ohabolana 47Ny nifin’ ondry no tsara tokana, fa ny mandeha irery tsy valiana. [Cousins 1885]
Ny nifin’ ondry no tsara tokana, fa ny teny tsy tsara tokana. [Cousins 1885]
Ny nifin' ondry no tsara tokana fa tsy ny teny. [Rinara 1974 #3171]

Ohabolana 48Ny ondry boka manakely vidy ny namany. [Rinara 1974 #3200]
Ny ondry boka manaratsy ny namany. [Houlder 1895 #2031]
Dikanteny frantsayUn mouton lépreux fait le déshonneur des autres. [Houlder 1895]

Ohabolana 49Ny ondry no kely hofaka, ny mpiandry no ratsy. [Veyrières 1913 #3732, Rinara 1974 #3200, Cousins 1885 #2382]
Dikanteny frantsaySi les moutons ont des queues maigres, c' est que le gardien est mauvais. [Veyrières 1913 #3732]

Ohabolana 50Ny ondry va no kely sa izaho no tsy ampy hohajaina? [Rinara 1974 #3201, Cousins 1885 #2383]

Ohabolana 51Ny ondry voatsipy taolana, ary ny amboa voatsipy vilona: tao ihany fa nifanolana. [Houlder 1895 #1688]
Ny ondry voatsipy taolana, ny alika voarotsa-bilona: tao ihany fa nifamadika. [Rinara 1974 #3202]
Ny ondry voatsipy taolana, ny amboa voatsipy vilona : tao ihany fa nifanolana. [Veyrières 1913 #3733, Cousins 1885]
Dikanteny frantsayAu mouton on a jeté un os, et au chien de l' herbe: les deux choses étaient bien là, mais pas à leur place respective. [Houlder 1895]
Au mouton on a jeté un os, et au chien de l' herbe : tout y était, seulement il y a eu confusion. [Veyrières 1913 #3733]
Fanazavana frantsaySe disait de ceux qui font les choses à rebours. [Veyrières 1913 #3733]

Ohabolana 52Ny osy, na mitsangan-tandroka ho omby aza, na mibarareoka ho ondry aza, na maniry somotra ho olona aza, na midingin-drambo ho alika aza, na mitsangani-bovona ho lambo aza, tsy miala, fa osy ihany. [Cousins 1885]
Ny osy, na mitsangan-tandroka ho omby aza, na miharareoka ho ondry aza, na maniry somotra ho olona aza, na midingin-drambo ho alika aza, na mitsangam-bovona ho lambo aza, tsy miala fa osy ihany. [Nicol 1935]
Ny osy : Na mitsangan-tandroka ho omby, na mibarareoka ho ondry, na midingin-drambo ho alika, na manangam-bovona ho lambo, na maniry somotra ho olona, dia tsy miala fa osy ihany. [Rinara 1974 #3207]
Dikanteny frantsayLa chèvre a beau avoir des cornes comme le bœuf, bêler comme le mouton, avoir une barbe comme l’homme, une queue comme le chien, une crinière comme le sanglier, elle restera toujours une chèvre. [Nicol 1935 #159]

Ohabolana 53Ny tongotr' omby an' Imavolahy, fa ny totohondry an' Iboto. [Rinara 1974 #3322]
Ny tongotr' omby an' Imavolahy; ny totohondry an' Iboto. [Houlder 1895]
Ny tongotr' ondry an' Imavolahy, ny totohondry an' Iboto. [Veyrières 1913 #989]
Ny tongotr’ ondry any Mavolahy : ny totohondry any Iboto. [Cousins 1885 #2512]
Dikanteny frantsayLes pattes du mouton sont pour Mavolahy et les coups de poing pour Boto. [Veyrières 1913 #989]
Les pieds du bœuf sont pour Imavolahy; quant à Iboto, il n' a que ses poings (à ronger). [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayCe proverbe fait d' assonance : tongotr' ondry et totohondry se disait des parents qui montraient de la partialité envers leurs divers enfants. [Veyrières 1913 #989]
Ce proverbe renferme un jeu de mots sur "tongotr' omby" et "totoHondry" . [Houlder 1895]

Ohabolana 54Ondry boka. [Veyrières 1913 #1123]
Dikanteny frantsayC' est une brebis atteinte de la lèpre et qui fait le déshonneur du troupeau. [Veyrières 1913]
Mouton lépreux. [Veyrières 1913 #6768]
Fanazavana frantsaySe disait des gens faisant le déshonneur de leur famille. [Veyrières 1913]

Ohabolana 55Ondry boka ka lazan-karena no sisa. [Rinara 1974 #3458]

Ohabolana 56Ondry boka tsy mba fihambo na ananana maro aza. [Rinara 1974 #3459]

Ohabolana 57Ondry homan-ketsa : maty homana ny meva. [Cousins 1885]
Ondry homan-ketsa : maty homana ny soa. [Veyrières 1913 #2233, Cousins 1885]
Ondrilahy homan-ketsa : maty homana ny soa. [Rinara 1974 #3452]
Dikanteny frantsayBrebis qui mange des plants de riz : elle meurt de manger ce qui est bon. [Veyrières 1913 #2233]
Fanazavana frantsayLe maître des plants de riz l' assomme sur place ; sens : bien mal acquis ne profite pas, on est puni par où on a péché. [Veyrières 1913 #2233]

Ohabolana 58Ondry kely voky tsiry: mitahiry lefona an-kibo. [Cousins 1885]
Ondry kely voky tsiry : voky ihany fa mitahiry lefona an-kibo. [Rinara 1974 #3460]

Ohabolana 59Ondrilahy diso ketsa, ka izay sahy no manome lasiventy. [Rinara 1974 #3451]
Toy ny ondrilahy diso ketsa, ka izay sahy manome lasiventy. [Houlder 1895 #1278]
Toy ny ondrilahy diso ketsa, ka izay sahy no manome lasiventy. [Veyrières 1913 #3149]
Dikanteny frantsayC' est comme un mouton qui a manqué l' époque du repiquage : celui qui en donne le plus, offre quatre-vingt-dix centimes. [Veyrières 1913 #3149]
Pareil au mouton qui a manqué le moment du repiquage: celui qui en offre le plus en donne quatre-vingt-dix centimes. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayA l' époque du repiquage on tuait un mouton pour la nourriture des ouvriers. [Veyrières 1913 #3149]
Pour la nourriture des gens occupés au repiquage, on tuait souvent un mouton; une fois ce moment passé, les moutons ne se vendaient plus. [Houlder 1895]

Ohabolana 60Ondrilahy diso rasa. [Veyrières 1913 #3213]
Dikanteny frantsayBélier qui arrive trop tard pour le partage. [Veyrières 1913 #3213]
Fanazavana frantsaySe disait des personnes ou choses qui arrivaient en retard, après coup. [Veyrières 1913 #3213]

Ohabolana 61Ondrilahin' Ambohimangidy: hondrihondriny iraimbilanja; lava tandroka vao lasiventy. [Houlder 1895]
Ondrilahin' Ambohimangidy : hondrihondriny iraimbilanja, nony lava tandroka lasiventy. [Rinara 1974 #3449]
Ondrilahin' Ambohimangidy : lava tandroka vao latsa-bidy. [Rinara 1974]
Ondrilahin' Ambohimangidy : tonga soa vao latsa-bidy. [Houlder 1895, Rinara 1974]
Dikanteny frantsayUn bélier d' Ambohimangidy: c' est quand il est gras que son prix baisse. [Houlder 1895]
Un bélier d' Ambohimangidy: petit, il vaut un franc; quand il a des cornes, il ne vaut plus que quatre-vingt-dix centimes. [Houlder 1895]

Ohabolana 62Ondrilahy natao tsindrim-barotra : lehibe ihany fa afa-boninahitra. [Rinara 1974 #3453]

Ohabolana 63Ondrilahy tonga hariva, ka mitady ravin-katsaka horaotina. [Veyrières 1913 #4702, Rinara 1974 #220, Cousins 1885 #2580]
Dikanteny frantsayBélier qui rentre le soir: il cherche des feuilles de maïs à brouter. [Veyrières 1913]
Bélier qui rentre le soir : il cherche des gourmands. [Veyrières 1913 #4702]
Fanazavana frantsaySe disait des gourmands. [Veyrières 1913]

Ohabolana 64Ondrilahy tsara toetra : sady be mangy no lava hofaka; ka manatrika, matin’ ny manginy; miamboho, matin’ ny hofany. [Veyrières 1913 #2234, Rinara 1974 #3455, Cousins 1885 #2581]
Dikanteny frantsayBélier de belle apparence : il a la nuque charnue et la queue longue et grosse ; s' il regarde en face on le tue à cause de la grosseur de sa nuque ; et s' il se retourne on le tue à cause de sa queue. [Veyrières 1913 #2234]
Fanazavana frantsaySe disait des gens victimes de leur prospérité et de leurs biens. [Veyrières 1913 #2234]

Ohabolana 65Ondry mahia maty anaka : misikin-kamoy hanatavy tena. [Veyrières 1913 #2652, Rinara 1974 #3461, Cousins 1885]
Dikanteny frantsayBrebis maigre dont l' agneau est mort : elle se résigne à cette perte pour s' engraisser. [Veyrières 1913 #2652]
Fanazavana frantsayA quelque chose malheur est bon. [Veyrières 1913 #2613]

Ohabolana 66Ondry : manao katro-doha, amboa : mifanaikitra, saka : mifandrangotra, samy ady fa tsy mitovy. [Rinara 1974]

Ohabolana 67Ondry mivoaka maraina : bokan’ ny ataony. [Cousins 1885, Veyrières 1913]
Ondry mivoaka maraina ka bokan' ny ataony. [Rinara 1974 #3463]
Dikanteny frantsayBrebis qui sortent de bon matin : elles deviennent lépreuses par leur propre faute. [Veyrières 1913 #3058]
Fanazavana frantsaySe disait des libertins et des libertines. [Veyrières 1913 #3058]

Ohabolana 68Ondrin' Ibesa : raha maty soloana, raha miteraka tsy omena azy ny zanany. [Rinara 1974 #3457, Cousins 1885]

Ohabolana 69Ondrin-tsikajy, nefa mahalany kolokolom-benty. [Veyrières 1913 #2400]
Dikanteny frantsayMouton de douze sous pour lequel on dépense seize sous de soins. [Veyrières 1913 #2400]
Fanazavana frantsaySe disait des gens qui dépensent plus que leurs revenus, font des dépenses disproportionnées. [Veyrières 1913 #2400]

Ohabolana 70Rafotsibe leom--boanjo: ny sain' ondry avy no andosirany. [Houlder 1895]
Rafotsibe leom--boanjo: ny tain’ ondry avy no andosirana. [Veyrières 1913 #1896, Cousins 1885 #2605]
Rafotsibe leom--boanjo : ny tain' ondry aza andosirana. [Rinara 1974 #3502]
Dikanteny frantsayLa vieille femme qui avait mangé trop d' arachides: elle fuit même les crottes de mouton, qui lui rappellent, par leur forme, les arachides qui l'ont rendue malade. [Houlder 1895]
Vieille qui est dégoûtée des arachides : les crottes de mouton même la font fuir. [Veyrières 1913 #1896]
Fanazavana frantsaySe disait des gens qui attrapés une fois, ne voulaient plus se laisser prendre : chat échaudé, craint l'eau froide. [Veyrières 1913 #1896]

Ohabolana 71Rafotsibe maty ondry, ka mitento homana ny atiny. [Houlder 1895]
Rafotsibe maty ondry kely, ka misento homana ny atiny. [Veyrières 1913]
Rafotsibe maty ondry kely, ka mitsetra homana ny atiny. [Veyrières 1913]
Rafotsibe maty ondry kely : mitsetsetra homana ny atiny. [Rinara 1974]
Rafotsibe maty ondry : misento homana ny atiny. [Cousins 1885 #2608]
Rafotsibe maty ondry : mitsetra homana ny atiny. [Cousins 1885 #2608]
Rangahibe maty omby: sady mitsetra no homana ny atiny; sady mangoraka no manontona ny tsoka. [Veyrières 1913 #1846, Cousins 1885 #2748]
Dikanteny frantsayLa vieille femme qui a perdu un mouton: elle pousse des soupirs tout en mangeant le foie. [Houlder 1895 #1968]
Vieille dont le mouton est mort : elle gémit de compassion tout en mangeant le foie. [Veyrières 1913 #1902]
Vieux dont le boeuf est mort : il gémit en mangeant le foie, il est ému de pitié tout en se préparant à manger la moelle. [Veyrières 1913]
Fanazavana frantsayLa pitié ne l' empêche pas de chercher plaisir et intérêt. [Veyrières 1913 #1902]
Se disait des chagrins et des consolations des vieux ; et aussi des profits retirés des pertes. [Veyrières 1913 #1846]

Ohabolana 72Raha ny ondrin-dRabetsirava no mitondraka, vohay, fa ondrin-kavana; fa raha ny ondrin-dRainimanira no mitondraka, orosy ny rambony sy ny sofiny. [Cousins 1885 #2705]
Raha ny ondrin-dRabetsirava no mitondraka, vohay fa ondrin-kavana, fa raha ny ondrin-dRainimanira, orosy ny rambony sy ny sofiny. [Rinara 1974 #3639]

Ohabolana 73Tahaka ny katsaka: izay iainana misy ta-hanimba avokoa: maitso, hanin’ ondry; mibaby, ian-tsampazan’ ny alika; main-dambana, itomanian’ ny ankizy. [Cousins 1885 #2959]
Tahaka ny katsaka ka izay iainana misy te-hanimba : maitso hanin' ny ondry, mibaby iantsapazan' ny alika, main-dambana itomanian' ny ankizy. [Rinara 1974 #3976]
Tahaky ny katsaka : izay iainana misy ta-hanimba avokoa ; maitso, hanin' ny ondry ; mibaby, iantsampazan' ny alika ; main-dambana, itomanian' ny ankizy. [Veyrières 1913 #5726]
Dikanteny frantsayC' est comme le maïs : il y a toujours à craindre pour sa vie : encore vert, il est brouté par les moutons ; quand il porte des épis, les chiens sautent après lui ; lorsqu' il est mûr, il excite la convoitise des enfants. [Veyrières 1913 #5726]
Fanazavana frantsaySe disait des pauvres gens qui sont toujours sur le qui-vive. [Veyrières 1913 #5726]

Ohabolana 74Tandrok' osy ka tsy ampy vehana akory dia miolaka. [Rinara 1974 #4038]
Toy ny tandrok' ondrilahy : tsy ampy vehana akory dia miolaka. [Rinara 1974 #4331]
Toy ny tandrok' ondrilahy : tsy mbola lasa irain-jehy akory, dia miolana. [Veyrières 1913 #5344, Cousins 1885 #3233]
Dikanteny frantsayC' est comme les cornes des béliers : avant d' atteindre un empan de longueur, elles se tordent. [Veyrières 1913 #5344]
Fanazavana frantsaySe dit des gens qui ne tardent pas à se dédire et à retirer leur parole. [Veyrières 1913 #5344]

Ohabolana 75Toy ilay tongotr' ondry nahafahan-kodiny : ka sady kely no ankanifisana. [Rinara 1974 #4237]
Toy ny tongotr' omby ahafahan-kodiny, ka hariharin-taolana sisa. [Houlder 1895 #1476]
Toy ny tongotr' ondry nahafahan-kodiny : ka sady kely no an-kanifisana. [Rinara 1974 #4331]
Tongotr’ ondry ahafahan-kodiny : hariharin-taolana no sisa. [Rinara 1974 #4196, Cousins 1885 #3132]
Tongotr’ ondry ahafahan-kodiny, sady kely no an-kanifisana. [Cousins 1885 #3133]
Tongotr' ondry ahafan-kodiny, hariharin-taolana no sisa. [Houlder 1895 #1335]
Dikanteny frantsayDes pieds de mouton sans la peau, il n' y reste que les os. [Houlder 1895]
Pareil au pied écorché d' un bœuf: il n' y reste plus que les os. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsayCe qui montre que le mouton n' est pas fameux à Madagascar. [Houlder 1895]

Ohabolana 76Toy ny akotralahy : mibaby ny omby nohaniny, ka taitry ny ondry nandrasany, miloloha ny akoho nompiany. [Rinara 1974]
Toy ny ankotralahy : mibaby ny omby nohaniny, ka taitra ny ondry nandrasany, ary miloloha ny akoho nompiany. [Cousins 1885 #3183]
Toy ny ankotralahy : mibaby ny omby nohaniny, ka taitry ny ondry nandrasany, ary miloloha ny akoho nompiany. [Veyrières 1913 #460]
Dikanteny frantsayC' est comme les soldats portant giberne : ils portent sur le dos le boeuf qu' ils ont mangé, le mouton qu' ils ont gardé leur donne l' alarme, et ils portent sur la tête les poules qu' ils ont élevées. [Veyrières 1913]
Fanazavana frantsayPlaisanteries sur ces soldats et leur uniforme ; allusion à la giberne, au tambour, etc. [Veyrières 1913 #460]

Ohabolana 77Toy ny ondrilahy diso ketsa, ka tsy mifanendrihendry amin' izay vidiny niheverana azy nony namidy. [Rinara 1974 #4311]

Ohabolana 78Toy ny ondrilahy diso ketsa : tsy mifanitsy amy ny itadiavana azy. [Cousins 1885]
Toy ny ondrilahy diso ketsa : tsy mifanitsy amin' ny itadiavana azy. [Veyrières 1913 #3148]
Dikanteny frantsayC' est comme un mouton qui a manqué l' époque du repiquage : cela ne concorde pas avec le moment où on en a besoin. [Veyrières 1913 #3148]
Fanazavana frantsaySe disait de ce qui ne vient pas à temps ; à l' époque du repiquage on tuait un mouton pour nourrir les ouvriers. [Veyrières 1913 #3148]

Ohabolana 79Tsy hita hanaovana, hoatry ny ondry kely sarak' andro : avela an-tanàna, ivorian' ny lalitra ; entina an-tsaha, iangonan' ny tsipolitra. [Veyrières 1913]
Tsy hita hanaovana, ohatra ny ondrikely sarak’ andro: avela an-tanana, ivorian’ ny lalitra; entina an-tsaha, iangonan’ ny tsipolitra. [Cousins 1885]
Tsy hita izay hanaovana azy, ohatra ny ondry kely sarak' andro : avela an-tanàna ivorian' ny lalitra, aidina an-tsaha, iangonan' ny tsipolitra. [Rinara 1974]
Dikanteny frantsayUne personne dont on ne sait pas quoi faire, c' est comme l' agneau que la mère n'allaite plus que le soir : si on le laisse à l' étable, il est couvert de mouches ; si on le conduit aux champs, il est couvert de graines de bident. [Veyrières 1913 #3990]
Fanazavana frantsaySe disait des bons à rien. [Veyrières 1913 #3990]

Ohabolana 80Tsy menatra hivadika imaso toa tandrok' ondrilahy. [Veyrières 1913 #4963]
Dikanteny frantsayQui n' a pas honte de se retourner en face, comme les cornes du bélier. [Veyrières 1913 #4963]
Fanazavana frantsaySe disait de ceux qui manquent impudemment à la parole donnée. [Veyrières 1913 #4963]

Ohabolana 81Tsy mety raha atao ondrilahy tsindrim-barotra, ka lehibe fa tsy mba lohany. [Rinara 1974 #4584]
Tsy mety raha atao ondrilahy tsindrim-barotra : lehibe tsy mba lohany. [Cousins 1885 #3404]

Ohabolana 82Tsy misy boribory ohatra ny tain' ondry, fa raha latsaka an-tany misy kitsambony. [Houlder 1895]

Ohabolana 83Tsy misy ratsy natao valan' ondry, fa izay tiana mitombo tarehy. [Rinara 1974 #4742]

Ohabolana 84Zanak' ondry tao afovoan' ny amboadia, ka ampitso toa ho rava, anio toa ho velona. [Veyrières 1913 #2835]
Dikanteny frantsayBrebis parmi les loups : demain il semble qu' elle sera mise en pièces, aujourd' hui, il semble qu' elle vivra. [Veyrières 1913 #2835]
Fanazavana frantsaySe disait de ceux qui sont dans l'expectative, dans une crainte continuelle. [Veyrières 1913 #2835]

Ohabolana 85Zarazarao ny raharaha : ny tapa-tanana miandry ondry, ny tapa-tongotra mitoto vary. [Cousins 1885 #3765, Nicol 1935 #24, Veyrières 1913, Rinara 1974]
Dikanteny frantsayDivision du travail : le manchot garde les brebis, l’éclopé va piler le riz. [Nicol 1935 #24]
Qu' on distribue les travaux : que les manchots gardent les moutons et les culs-de-jatte pilent du riz. [Veyrières 1913 #870]
Fanazavana frantsayChacun doit s' employer suivant ses aptitudes. [Veyrières 1913 #870]

Fizahan-teny